L’Exposition des pastels de M. de Nittis, au cercle dela place Vendôme, comptera parmi les événements de l’année: il faut en prendre note, croyonsnous, comme d’une date importante qui marquera dans l’historie des vicissitudes de l’art.

Ce n’est pas que la tentative du peintre doive être considérée comme le point de départ d’une ère nouvelle; ce qu’il fait aujourd’hui, d’autres l’ont fait avant lui, et, si nous remontons d’une siècle en arrière, nous nous trouvons, dans la même voie, en présence d’une maître incomparable devant lequel M.de Nittis s’inclinera certainement, comme nous le faisons nous- même. La gloire de Maurice Quentin de La Tour ne doit plus offusquer personne; aux étonnantes qualités de l’admirable portraitiste, le Temps a ajouté celle qui lui assure le pardon de toutes les autres; il est mort. Cet accident, qui passait pour avoir engendré un gros vice rédhibitoire chez la jument de Roland, tourne généralement au profit des artistes, peintres ou écrivains; Latour peut donc être loué sans réserve.

Les portraits du maître picard sont les ancêtres directs de ceux de M. de Nittis; quoique la technique en diffère sensiblement, on peut affirmer qu’il y a entre eux les liens de parenté les plus solides et les plus honorables. En effet, les oeuvres de l’un et de l’autre ont l’inappréciable vertu de renfermer en elles une source de documents précis, où ceux qui s’occupent de la physionomie des peuples civilisés aux différentes époques, peuvent puiser à pleines mains.

Un magicien, c’est le baptême donné par Diderot au pastelliste du XVIII siècle. La Tour gardera ce nom. Son oeuvre est un miroir magique où, comme dans le seau de résurrection du comte  de Saint-Germain, les morts reviennent et revivent. Il fait revoir les hommes et les femmes de son temps. De sa galerie de contemporains se dégage pour nous la physionomie de l’Histoire…De la poussière du pastel, de cette peinture tombée, pour ainsi dire, de la poudre de l’époque, il a tiré comme la fragile et délicate immortalité, la miraculeuse illusion de survie que méritait l’humanité de son temps. Dans son oeuvre, il y a le grand et charmant portrait de la France, fille de la Régence et mère de Quatre-vingt-neuf. Le musée de La Tour, c’est le Panthéon du siècle de Louis XV, de son esprit, de sa grâce, de sa pensée, de tous ses talents, de toutes ses gloires”.

  1. de Nittis a l’ambition d’être le La Tour de son époque; ses premiers essais nous permettent de dire que la tâche n’est pas au-dessus de ses efforts et que le talent se moutre chez lui à la hauteur de l’ambition.

Le comparaison entre ces deux peintres ne doit pas être poussée plus loin. Plus d’un siècle les sépare; les années out fait leur oeuvre et les hommes ont changé. Le caractère expressif de la physionomie humaine reflète dans une certaine mesure les idées dominantes d’une époque; elles lui impriment une sorte de costume moral presque aussi changeant que le costume physique, et comme lui sous la domination de la mode. Les modèles féminins de M. de Nittis ne ressemblent guère  à leurs arrière -grand’mères qui ont posé devant La Tour. Quant aux hommes, leurs ascendants masculins, grands seigneurs financiers ou artistes, dout le maître a laissé de si vivantes images, parviendraient difficilement à les reconnaître dans la cohue terne du jour, où chacuu s’efforce de dissimuler sa personnalité sous le couvert d’une physionomie et d’un costume empruntés à un type commun et insignificant.

Les visées de l’art n’échappent pas non plus à l’influence du temps; elles changent avec les idées, et cela ne doit pas surprendre puisq’elles sont de même famille. Il n’y a donc pas lieu de s’étonner que M.de Nittis voie et pei ne autrement que son illustre prédecesseur, tout en poursuivant le même but  et en employant le même  outillage. Sa grande qualité  est précisément d’être imbu d’actualité jusqu’aux moelles: il ne se contente pas de marcher avec le siècle, il veut être du jour, de la dernière heure écoulée, souvent même du lendemain qui n’a pas encore sonné; ainsi fut-il  un des premiers adptes de l’impressionnisme.

La Tour est d’une époque où volontiers l’on restait chez soi, sans doute parce qu’on s’y tronvait bien. Il peignait ses modèles commodément installés dans leurs meubles et entourés des menus objets dont ils aimaient à se servir; pour le même prix, on avait le portrait de ses souvenirs et celui de sa personne, une sorte de peinture individuelle, intus et extra, dont le charme devait être bien puissant, puisque nous, spectateurs indifférentes de ces personnalités d’un autre âge, nous le ressentons encore. Aujourd’hui on vit dehors; le besoin de prendre l’air est général et irrésistible. M. de Nittis suit la foule; il pourchasse ses modéles à la fenêtre, sous les ombrages d’un jardin on d’une serre; il les rattrape dans la tribune des courses ou sur la pelouse d’Auteuil.

A ce métier, il a pris lui-même une horreur insurmontable du renfermé. Que, d’aventure, il soit appelé dans une maison tranquille où le modèle s’obstine à ne pas quitter son fauteuil, entouréqu’il est de ses amitiés les plus chères, les beaux livres et les objets rares, le moins qu’exige notre peintre, c’est qu’on ouvre les fenêtres toutes grandes. M. de Goncourt lui – même a dû se résigner; ce délicat, ce raffiné, ne pouvait moins faire pour l’héritier de M. de La Tour, qui, empêché lui- même par la Parque cruelle de faire le portrait du dernier homme du XVIII siècle, avait passé la main à son digne successeur.

La maître de Saint-Quentin doit être satisfait; il retrouve dans ce portrait les qualités brillantes et solides  de ses propres ouvrages, l’exécution preste et sûre, le goût, la bonne humeur, et cette conscience envers le modèle qui ne l’abandonna jamais. La fenêtre ouverte doit bien le troubler un peu; c’est là une idee dont il ne se serait pas avisé, mais au fond elle doit le ravir comme nous tous. Le grand air, la lumière n’ont jamais fait de mal à personne; de tout temps on y vit la santé du corps, et les modernes nous ont appris que le peinture s’en trouvait fort bien.

Tous les hommes qui figurent dans les pastels de M. de Nittis ne nous charment pas au même degré que le fait.  M. de Goncourt. Est-ce parce que nous sommes en présence de spécimens anonymes de la grande société parisienne, ou que ces  messieurs sont victimes du discrédit  où l’on tient notre costume moderne? Sans méconnaître l’éloquence d’une redingote ou d’un pantalon du bon faiseur, commentés par un artiste de la force d’Ingres, on peut affirmer que l’uniformité neutre de notre vêtement ne ment pas à la mission de l’uniformité, qui est  d’engendrer l’ennui. M. de Nittis pense autrement;  il prétend avoir découvert les charmes cachés du complet de nos élégants, et il veut les révéler au monde étonné. La démonstration est encore à faire, quoiqu’il  ait su déjà montrer, là comme partout, le goût et le bon ton qui sont la marque de ses ouvrages. Dans un grand cadre comme celui où se meuvent les personnages de M. de Nittis, un champ de courses, la silhouettes de l’homme n’a guère plus de valeur que celle des parapluies auverts qu’il aligne en files serrées au-dessus de la foule; c’est une tache dans le paysage, et cette tache n’a, pour se faire pardonner sa présence, ni le charme de la couleur ni la grâce du contour.

Avec les femmes c’est autre chose; les deux facteurs de l’art donnent de tout coeur. Aussi quel triomphe pour elles et pour leur peintre! A vrai dire, personne ne les fit jamais plus charmantes. Circostance heureuse, la mode actuelle les a gratifiées de seductions irrésistibles où l’artiste et l’amoureux trouvent également leur compte. Pour les peindre comme le fait M.de Nittis, il faut étre à la fois l’un et l’autre;et cela ne suffit pas encore; impossible d’y parvenir si l’on n’est pénétré de certaines connaissances spéciales qui jusqu’à ce jour n’ont pas figuré dans le programme d’euseignement de l’École des Beaux-Arts. La science de l’habilleur, science particulière, à qui personne ne reprochera d’ètre aride, a pris dans ces derniers temps une importance considérable. Ses  maîtres les plus autorisés, on le trouve à Paris; l’Europe, envieuse, s’efforce vainement de leur susciter des rivaux; nous gardons cette suprématie, à défaut d’autre, et les plus gracieuses étrangères n’hésitent pas à s’incliner devant elle en venant grossir les rangs des disciples.

L’exposition de la place Vendôme a mis M. de Nittis hors de pair; d’une voix unanime, on l’a proclamé le peintre par excellence de la Parisienne, et par là nous entendons toute femme elégante, française ou étrangère, ayant subi l’influence de l’acclimatement sur les bords de la Seine. Produit charmant de la nature sous toutes les latitudes, cette  chrysalide humaine  vient y terminer paisiblement son évolution;  d’habiles artistes, c’est ainsi qu’ils se nomment eux- mêmes, l’aident à dépouiller la coque originelle, et délicatement lui attachent les ailes qui la sacrent Parisienne.

La cérémonie n’est pas publique; aussi est il donné à bien peu d’hommes de pénétrer es mystères. M. de Nittis, à l’aide de je ne sais quelle incantation, est parvenu à se glisser dans le temple, et certainement le sacrilège a été commis plus d’une fois, car on ne sort pas initié d’une première visite.

Nous ne sachons pas de peintre mieux informé de l’enveloppe féminine; il en connaît tous les détours. Cette science ne va pas sans une connaissance approfondie du jeu et des formes des membres vivants, qui trop souvent, si l’on en croit les méchantes langues, borneraient leur ambition à servir d’armature, comme dans les ouvrages des sculpteurs. En présence des charmants modèles que le peintre nous montre cette année, une pareille médisance serait de la calomnie; nous devons, nous voulons croire à toutes ces merveilles dont il ravit nos yeux: ces tailles souples et puissantes, ces bras graciles dont la force cachée terrasse les plus robustes, ces pieds mignons, ce teint  ces pieds  mignons, ce teint aux nuances fraîches et veloutées à rendre les fleurs jalouses.

Analyser un à un  tous ces portraits serait s’exposer à des redites inutiles; nous les comprendrons en bloc dans un même résumé, dont la conclusion sera tout à l’honneur du peintre. Nous avons fait la part de son rare sentiment de l’habitude du corps de la Parisienne moderne et des élégances naturelles et acquises qui en font l’incarnation la plus exquise de la femme. Ce sentiment  est absolument personnel  à M. de Nittis; du moins aucun peintre du moment ne la possède au même degré d’affinement. Une autre qualité presque aussi rare doit venir à la suite, dans cette énumération qui menace d’être longue. M. de Nittis peint comme il faut le monde comme il faut;  ses modèles sont gens honnêtes, et il sait leur conserver l’air de ce qu’ils sont, sans pour cela rien sacrifier de leurs élégances quelquefois exagerées, et par couséquent incompatibles, ou du moiras qui devraient l’être, avec leur nature. Excellent peintre, homme de bonne compagnie, il connait à fond sujet, le monde.

Si l’on fait abstraction des modèles pour ne s’occuper que de l’artiste envisagé au point de vue de ses procédés, de ses intentions et de son talent de peintre, l’examen tournera également au profit de M. de Nittis.

Le procédé, on le sait, n’a rien de nouveau, La Tour, Chardin, la Vénitienne Rosalba, Peronneau, Proud’hon, d’autres encore out manié le crayon de couleur avec une perfection qui ne saurait être dépassée. La grandeur du cadre ne fait rien à la chose; et du reste, là aussi, M. de Nittis trouve un ascendant direct. La gloire de l’ancêtre est, cette fois, peu gênante pour la sienne: il s’agit de Joseph Vivien qui, au temps de Louis XIV, appliqua la peinture au pastel, récemment inventée en Allemagne, à de grandes scènes allégoriques où l’on compte jusqu’à vingt figures.

On sait que depuis le XVIII siècle la gamme des crayons de couleur s’est fraguentée en une quantité considérable de nuances graduées. Cette addition  de bémols est loin de constituer un progrès; “elle tendrait plutòt à affadir l’euvre d’un coloriste, comme l’est M. de Nittis, s’il n’avait le bon esprit de laisser aux jeunes demoiselles ces boîtes magiques où, en cherchant bien, on peut trouver les tous tout faits. L’art du tapissier n’a pas davantage profité des inventions des chimistes at teinturies modernes, qui multiplient à l’infini les échelons de fils colorés par où l’on ascende d’un ton à un autre.

  1. de Nittis dessine sur une toile préparée; ses devancies opéraient sur un papier bleu. Le duvet léger qui s’élève de cette toile retiendra-t-il plus solidement la poussière colorée que ne le fait le papier? Il y a lieu de la croire. En tous cas, cette préoccupation que l’on a de l’avenir du pastel est peut- être excessive; voyez au Louvre les euvres du siècle dernier: ne sont-elles pas fraîches et intactes comme le jour où elles ont été crées? Le pastel, comme la femme, emprunte sa plus grande force à la réputation de fragilité qu’on lui a faite; ii bénéficie des ègards que commande la délicatesse de sa complexion: chacun y lit une sorte de Noli me tangere qui tient les doigts à distance; au surplus, le verre est là pour rappeler cette sentence à ceux seraient tentés de l’oublier.

J’ignore si M. de Nittis a un secret pour fixer le pastel: chacun de ses prédécesseurs a prétendu en avoir un; c’était naturellement, pour chacun, le meilleur. Celui de Loriot, qui n’avait pas, paraît-il, le défaut de brunir et de changer les tons du pastel, a été publié en 1780 par Renou, secrétaire de L’Académie royale de peinture. Quant au secret de La Tour, dont on peut étudier l’effet à Saint-Quentin, on l’a connu par une lettre autographe du peintre.

  1. de Nittis emploie le pastel à la façon des maîtres; il procéde par de grandes balafrures de crayon qui hachent la toile en tous sens; les colorations juxtaposées s’unissent dans un harmoine savante, pour engendrer le ton local. Il ne se sert de son doigt que pour incruster à certains endroits la poussière de couleur et glacer certains valeurs: son oeuvre n’ayant pas subi la fatigue de l’estompage, saisit le regard au premier coup d’oeil par la netteté et la concordance des vibrations qui s’en dégagent. De là cette acuité extraordinaire  de comprehension pour l’organe visuel et la sensation de repos et de contentement qu’elle lui procure.

Les tons du pastel se rapprochent plus sensiblement de la nature que ceux de la peinture à l’huile: à moins d’ être fatigués à outrance par une main inexpérimentée ils ont l’eclat voilé, la fraîcheur et la transparence des êtres et des choses aimées que l’air pénètre. M. de Nittis n’a pas craint d’encadrer ses verdures peintes de verdure véritable; l’art a soutenu sans faiblir la concurrence de la nature. Il est arrivé à la critique d’assimiler le cadre d’une peinture à une fenêtre  ouverte sur la réalité; si jamais l’on a eu raison d’ extraire cette formule de l’armoire aux clichès, c’est daus le cas qui nous occupe. Mais il ne faudrait pas se hâter  d’en faire  honneur au procédé  lui seul: dussions-nous jeter un peu d’eau froide sur des enthousiasmes naissants, nous ajouterous que la manière  de s’en servir est pour baucoup daus l’excellence de ce procédé. Le magicien, ici comme toujours, c’est l’artiste : le don d’evocation qu’on lui reconnaît, c’est la qualité maîtresse de son talent.

Nous demandons pardon à La Tour d’appliquer à un autre une épithète crée pour lui et si bien justifiée; des analogies de but, de procédé, de réussite même, dans l’oeuvre de deux artistes, ne préjugent rien de leur merire respectif. M. de Nittis est un homme de son temps; aux dessous des choses il préfère la surface; à de rares exceptions prés, sa curiosité ne va pas au delà du caractère objectif de ses modèles. C’est dejà beaucoup et le champ qu’il exploite est assez vaste pour satisfaire une ambition d’artiste.Était-ce bien le cas, à vrai dire, d’essayer d’aller plus loin? Les portraits de ces jeunes femmes ne nous moutreut-ils pas tout ce que nous avons le droit  d’apprendre d’elles? Leur beauté, leur gràce, leur elégance. Le peintre eùt manqué à la discrétion, à la galanterie même, s’il se fùt avisé de les vouloir étudier de trop près. Quand il eutrepit le portrait de M. de Goncourt, un portrait d’homme, il savait d’avance que le modèle et le public se montreraient plus exigeants, ou plutôt que leurs exigences seraient d’une autre nature: le succès de son oeuvre prouve qu’il n’a pas failli aux devoirs nouveaux qui lui incombaient. Ce portrait est étudié à fond et le sentiment de l’individualité s’en dégage avec vigueur: il ressemble physiquement et moralment au modèle.

Que de morceaux affriolants, oeuvres d’un maître-peintre, dans cette galerie de jolis visages, dans ces groupes aimables de femme élégantes?

Il y a là de véritables trouvailles dont il faut tenir grand compte à M. de Nittis, car elles lui appartiennent en propre: le geste cavalier et distingué cependant de la jeune femme debout, tendant son pied devant le poèle qui flambe en plein air, aux courses d’Auteuil; l’attitude osée et si heureuse de celle qui a grimpé sur une chaise pour mieux suivres les péripéties de la course, la pose si complètement dépourvue de pose de Madame J.E., assise sur un canapé, dont  les étoffes à fleurs vives sont une merveille d’exécution, sans que le modèle ait à souffrir de ce dangereux voisinage; l’allure de sphinx de cette femme voilée qui, se tournant vers le public, ses griffes roses dissimulées sous des gants noirs, semble lui poser une énigme peu redoutable.

Il y a des houts d’epaules, des emmanchements de coudes et de poignets, du dessin le mieux informé; les savantes indicrétions du vêtement ne laissent aucun doute sur la finesse des détails dans ces natures aristocratiques. Personne, nous le répétons, n’habille une femme comme le fait M. de Nittis; il sait par coeur les cassures d’un gant bien coupé, le plis d’une étoffe, souples ou brisés suivant sa nature, et discrets observateurs de la loi des courbes que le modèle leur rappelle sans cesse.

Est-ce tout? Non. Quoiqu’on le sache depuis longtemps, il est bon de rappeler que nous avons affaire à l’un des plus fans paysagistes de notre temps.

Le peintre des routes ensoleillées du Midi, des rues de Paris et de Londres est un grand dispensateur d’air et de lumiére. Sespastels nous en fournissent une preuve nouvelle. Certes, les figures y règnent en souveraines, mais M. de Nittis a eu la force de résister à la fascination de leur elégance; il ne leur fait aucun sacrifice coupable. La nature conserve tous ses droits autour de ces reines de beauté, et, sans se poser en rivale dangereuse, elle étale sous leurs yeux les perles les plus fines de son écrin, et des colorations dont la richesse et la variété seront éternellement le desepoir de l’art de la mode.