Federico Zandomeneghi


Venise 1841 – Paris 1917

“Observant, écoutant, discutant, je me trasformai et comme pour tous les autres, de Pissarro à Degas de Manet à Renoir, ma vie artistique fut une succession d’infinies évolutions qu’on ne peut ni analyser ni expliquer, qui dépendent du milieu, de circonstances particulières, et dont personne ne peut se rendre exactement compte”

F. Zandomeneghi à Vittorio Pica, 1914

LE VÉNITIEN QUI ANTICIPA TOULOUSE-LAUTREC

Le 2 juin 1874, à dix heures du matin, un jeune peintre italien, jeune mais pas trop, connu mais pas trop, partait pour Paris: “J’ai pris cette brillante résolution et je la met à exécution avec la plus grand hâte pour que ne me vienne pas un repentir qui me ferait prendre racines à Florence” avait écrit l’extravagant artiste à l’ami toscan Francesc Gioli. “Je ne sais pas combien de temps je resterai dans cette grande ville, car je parts sans idée préconçue, et c’est pour ça que je remet mon avenir entre les mains du Hasard, ma Divinité protectrice”.
Il ne rentra plus en Italie, plus jamais, même pas pour un jour. Il vécu, il peignit, il mourut à Paris et il y fut enterré au cimetière de Saint-Ouen le 2 janvier 1918. Il neigeait. Le convoi funèbre n’était composé que par quelques collègues, quelques modèles…C’était comme dans un tableau d’Utrillo.
La Grande Guerre touchait à sa fin: lui, le vieux peintre, sa petite guerre l’avait déjà combattue plusieurs années auparavant, avec Garibaldi. Il s’appelait Federico Zandomeneghi, vénitien. De l’homme Zandomeneghi on ne sait pas beaucoup. Il était ce que l’on dit un original. Revêche, susceptible, timide mais plein de verve au fond, aigu, conscient de sa valeur et donc dédaigneux du jugement d’autrui. Il ne s’était jamais marié, il n’était jamais tombé vraiment amoureux, sauf que de son art. On pourrait lui attribuer des rencontres fugitives, des amours rapides qui ne laissèrent pas de trace. Il n’avait qu’un ami, mais un très grand ami, Edgar Degas, autre drôle de type. Les deux “ours” de la peinture, incorrigibles, se disputèrent, inséparables, pendant presqu’un demi siècle, et lorsque l’auteur de l’École de danse disparut, trois mois plus tard Zandomeneghi s’éteint à son tour.
Privé d’un interlocuteur digne de lui, la vie ne lui intéressait plus. Il y a plusieurs années, lorsque j’était en train de préparer ma première monographie consacrée à Federico Zandomeneghi (appréciée par cet éditeur intelligent qui était Arnoldo Mondadori, lequel non seulement la publia, mais devint lui-même un collectionneur assidu des oeuvres du peintre), moi aussi je partis pour Paris sur les traces du Vénitien, qui était tombé dans un oubli presque complet. Mais je n’eus pas trop de chance: ma “Divinité protectrice, le Hasard”, fu tiède avec moi.
Il était très bon”, me dit la vieille concierge de la rue Tourlaque, où se trouvait autrefois l’atelier du peintre et qui gardait de lui, dans son bouge, un petit tableaux, “mais il était toujours à grogner, il ne voulait voir personne, sourtout dans ses vieux jours”.
Et Suzanne Valadon, la mère d’Utrillo, très bonne peintre elle-même, longtemps modèle qui posa aussi pour Zandomeneghi (L’aperitif, La brasserie), me parla de lui surtout comme d’un dessinateur exceptionnel. À Montmartre (à l’époque il restait encore un brin du Montmartre d’autrefois), quelques modèles, quelques anciens rapins, se souvenaient de lui avec sympathie. Il était un “bourru bienfaisant”, et on rappelle à son sujet des épisodes savoureux. Un jour Zandò (comme l’appelaient les amis) rencontre sur le boulevard une jeune fille, qui lui avait fait de modèle, affamée, en haillons, sans un sou. Il l’amène au café le plus proche, un grand café élégant, et il commande pour sa copine le classique “café au lait” avec les traditionnels croissants. Le garçon lui fait remarquer d’un ton suffisant que dans ce local on ne sert pas les dames en cheveux. Il faut un chapeau! Du coup le peintre ôte le sien, un chapeau mou, il le pose de travers sur la tête ébouriffée de la jeune fille. “Et maintenant”, proclame-t-il , “servez-la!
Diego Martelli, son ami mecène, le critique des Macchiaioli, rapporte dans une lettre à madame Gioli, écrite de Paris en 1877, une petite scène où Zandò joue le rôle de la Providence: “Grazielle, l’une des plusieurs, était ce soir au café épuisée après huit jours de pertes passés sans quasiment manger, en ne se nourrissant que de quelques verres de bière et de quelques rares morceaux de pain. À une certaine heure en arrivent d’autres, chargées de roses et de fleurs et elle boivent de la bière, puis s’en vont en ricanant comme des poules; entretemps, Graziella commence à ressentir des fortes douleurs aux jambes, et elle ne peut pas s’empêcher de pleurer. On lui dit: “Va-t-en au lit… ”Si elle l’avait…” répond une autre […] on fait donc chez Zandomeneghi une petite collecte et elle peut se mettre cinq francs dans la poche”.
Avec ses parents Zandomeneghi était très réservé. Pas une ligne pendant plus de quarant’ans. Lorsque quelqu’un d’eux allait le voir, il préférait parler d’autre chose que de soi et de sa peinture. “D’ailleurs, vous n’y comprenez rien. Ce n’est pas pour vous”. Il se rensegnait, sì, au sujet de Venise, de ses vieux amis, et il se proposait toujours de rentrer dans sa ville natale, mais il se rendait compte qu’il y serait reçu comme l’enfant prodigue tandis qu’au fond de son coeur il aurait voulu y rentrer en triomphateur. Comme tous les timides et les solitaires il avait certainement des ambitions trop grandes, ainsi que l’impression d’avoir raté sa vie. Bien sûr, si quelqu’un lui avait dit alors qu’il était un très grand peintre, il aurait reçu pour toute réponse un ricanement et un éclat de rire. Mais en effet, il l’était. On s’en aperçoit, malheureusement, avec un siècle de retard. Zandò, le vénitien, mourut donc seul, oublié, sans avoir revu sa patrie.
Mais remontons à l’arrière dans son histoire, jusqu’aux années de sa jeunesse, pour comprendre pourquoi, ce matin du juin 1874, il partit pour Paris. Enfant de la balle (son père et son oncle étaient des excellents sculpteurs néo-classiques), Federico appris très tôt les rudiments de l’art, mais la sculpture, la peinture académique, ne lui disaient rien, ainsi que rien ne lui disait la vie de famille, la torpeur calme de Venise. Du coup, après avoir participé, en tant qu’homme, et non sans danger, à l’aventure garibaldienne, en tant que peintre il se lança dans les aventures les plus téméraires et innovatrices (aujourd’hui on dirait contestataires), en débarquant comme il était inévitable à Florence à côté de la géniale compagnie des Macchiaioli.
Signorini, Lega, Banti, Borrani sont ses compagnons préférés de travail et d’expéditions à “l’affût du motif”. À cette période remontent des tableaux de valeur telle que La lettrice, Gli innamorati et I bastimenti sullo scalo, où les expériences vénitiennes et toscanes fusionnent d’une manière originale.
Après avoir combattu et peint, donc, tour à tour à Venise, à Rome, à Florence, Zandomeneghi – Ghigho pour ses amis – avait atteint à trente-trois ans (il était né en 1841) une honnête renommée et la critique, même la plus sévère, avait commencé à parler de lui comme d’une personnalité. Toute les routes lui étaient ouvertes…Insatisfait et aventureux comme il l’avait toujours été, il choisit la plus difficile et incertaine. Diego Martelli était revenu de Paris porteur des nouvelles les plus passionnantes concernant un groupe de peintres non-conformistes qui avaient exposés leurs oeuvres dans les salons de Nadar, le célèbre photographe, en provoquant un véritable scandale dans le monde de l’art. Ils avaient été rebaptisés d’un ton moqueur ”Impressionnistes”: c’est à dire barbouilleurs. Ils se nommaient Monet (ce fut justement d’un tableau de ce dernier Impression: solei levant, qui deriva l’appellatif, injurieux dans les intentions, qui allait devenir une qualification très célèbre), Sisley, Degas, de Nittis, Pissarro, Renoir, Cézanne… Et voilà tout de suite “Ghigo” partir comme par un appel de Garibaldi. Il avait l’intention de ne séjouner dans la Ville Lumière qu’une quinzaine de jours, pour voir de ses propres yeux ces “monstres”, discuter, apprendre, explorer…
Cet alors que se produisit l’incroyable. L’éternel vagabond trouve enfin son milieu idéal. Le combat impressioniste était ce qu’il cherchait: il fut tout de suite accueilli dans les rangs du groupe et rebaptisé “le Vénitien”. Ce fut Degas qui l’appela ainsi le premier, dès le jour où, lui ayant dit avec son habituelle causticité: “Zandò, vous qui n’avez rien à faire, venez donc poser chez moi”, l’autre lui répondit sèchement: “On ne parle pas comme ça à un Vénitien!”. Fut le debut d’une amitié tenace entre ces deux êtres extravagants. Degas lui-même le présenta à Durand-Ruel, après quoi le “Vénitien” put se consacrer tout entier à sa peinture et, quasiment, s’y cacher. Il participa aux expositions des Impressionnistes en France et aux États-Unis, seul ou en groupe dans les salles mythiques de Durand-Ruel ou dans d’autres galeries et finalement il vecut tranquille de sa peinture et pour sa peinture.
Sans entrer dans des détails techniques, nous pouvons affirmer que des Impressionnistes (très différents entre eux, d’ailleurs) il n’absorba que ce qui pouvait enrichir son tempérement déjà formé et mûr: il fut un impressionniste essentiellement vénitien et toscan qui s’épanouit dans l’air de Paris. Il se créa petit à petit un univers tout à lui, il fut le fidèle historien de la vie féminine de la petite bourgeoisie entre deux siècles. Si Boldini se distingue pour ses femmes frétillantes dans un halo de péché, et de Nittis pour l’élégance raffinée des dames qui se promènent au Bois, Zandò, lui, il peint des femmes et des jeunes filles surprises dans leur tranquille mais pas inerte intimité. Rares sont les notations caustiques dans son oeuvre. Tout au plus nous rencontrons des moments, pour ainsi dire, de perfidie au début de son séjour parisien: avec Le Moulin de la Galette, un tableau devant lequel tout le monde s’écrie: “Toulouse Lautrec!”, sans savoir que, lorsque Zandò le réalisa Lautrec n’avait que quinze ans (et plusieurs années plus tard le peintre du Moulin Rouge, qui avait ouvert son atelier dans le même immeuble de la rue Tourlaque, reconnut loyalement sa dette envers le vieux maître); avec la Roussotte au visage ravagé et féroce; avec certains nus audacieux et enragés, impitoyables parfois…
Mais ils ne furent que des moments fugitifs de “fureur” auxquels il réagissait en nous racontant, merveilleusement servi par sa techinique, la séduction du réveil paresseux d’une jeune fille, le plaisir naïf de dénouer sa rousse chevelure devant un miroir, le goût délicat de ressentir sur sa joue la douce souplesse d’un fruit que l’on vient de cueillir ou d’un brin d’herbe sur ses lèvres…Oh, cette minauderie de se tenir les joues entres les mains, recourante dans les figures de ses huiles legères comme des pastels, et dans ses pastels solides comme des huiles.. Il s’agit d’humbles sujets, ordinaires, mais Zandò était l’un de ces artistes si rares, fièrement antiréthoriques qui sont en mesure de reconduire le héroïsme même dans le cadre des petites choses quotidiennes, tout en les rendant – telle qu’elles le sont – très importantes.
Il aurait pu peut-être atteindre un succès immédiat s’il avait accentué et continué cette aigreur protestataire et critique qui, au contraire, il laissa tomber comme un fruit piquant; il aurait pu chercher dans la peinture une compensation ou une revanche: il préféra s’en faire un écran, et rester dans la profonde vérité, presque “gozzaniana”, de sa petite planète personnelle. C’est justement cette réserve, cette humilité, ce renoncement qui ont fait de lui – à son insu – un aussi grand maître. Et aujourd’hui le message quasiment murmuré par le solitaire Zandò résonne drôlement plus important, plus ferme, plus vif que tant d’affirmations proclamées et bruyantes.

1841
Federico Zandomeneghi naît à Venise le 2 juin dans une famille d’artistes. Son père Pietro et son grand-père Luigi sont en effet des sculpteurs réputés d’inspiration canovienne, auteurs du monument à Titien dans l’église vénitienne dei Frari.

1857
Le jeune Federico, qui malgré les antécédents familiaux préfère les pinceaux et les couleurs au burin, fréquente l’Académie des Beaux Arts de sa ville natale. Il étudie avec Michelangelo Grigoletti et Pompeo Molmenti, qui va être le premier à l’apprécier, tout en louant ouvertement son esprit et son courage.

1859
Après s’être inscrit à l’Université de Pavie pour éviter la conscription obligatoire dans l’armée austro-hongroise, en avril il rejoint à Modène les volontaires toscans dans les soulèvements indépendantistes.

1860
Au mois de mai il part pour Milan pour suivre les cours auprès de l’Académie de Brera. En juillet, après avoir écrit à ses parents une lettre nourrie de sentiments patriotiques, il part pour s’unir aux garibaldiens en Sicile.

1862
Ne pouvant pas rentrer à Venise parce qu’il est accusé de désertion, l’artiste s’établit à Florence. Il entre en contact avec le groupe antiacadémique des “Macchiaioli” (Signorini, Fattori, Lega, Banti, Borrani, Sernesi, Cabianca), qui se retrouvent au Caffè Michelangiolo. Le séjour toscan se prolonge jusqu’en 1866. C’est probablement à l’année 1865 que remonte La lettrice, oeuvre qui, ainsi que Gli Innamorati de l’année suivante, se détache de la peinture historique, toujours en vogue à l’époque.

1866
Il rejoint de nouveau Garibaldi pour la troisième guerre d’Indépendance.

1867-1873
Il voyage entre Florence et Venise, séjournant de temps à autre à Rome, où il peint, entre autre, I poveri sui gradini dell’Ara Coeli (ou Impressioni di Roma, 1872), oeuvre à la forte empreinte réaliste et sociale qui va être exposée en 1875 à la Pinacothèque de Brera.

1874
Le 2 juin, le jour même de son trente-troisième anniversaire, il part pour Paris dans l’intention de n’y rester que quelques semaines. Le voyage, au contraire, sera sans retour. Zandomeneghi arrive dans la capitale française – aguerri par l’expérience avec les Macchiaioli mais prêt à absorber les vents de nouveauté qui soufflent au delà des Alpes – la même année de la première exposition des Impressionnistes “chez Nadar”. Il habite d’abord à l’Hôtel de Bruxelles, rue de Clichy, pour déménager ensuite rue de la Victoire. Il va devenir bientôt un habitué du cafè Nouvelle Athènes, où les “peintres rebelles” se retrouvent. Il se lie d’amitié avec Cézanne, Renoir et surtout Degas, dont la peinture suscite en lui d’emblée une sympathie et une attirance particulières.

1878
Il s’installe au 25 du Passage de l’Élysée des Beaux-Arts, à Montmartre. Il gagne sa vie en travaillant comme dessinateur pour des revues de mode. En avril le critique d’art Diego Martelli arrive en France. Il va rester à Paris pendant un an environ. En septembre Zandomeneghi achève Le Moulin de la Galette, oeuvre exceptionnelle et hardie surtout par la surprenante trouvaille du cadrage “photographique” ainsi que par l’utilisation très personnelle des couleurs.

1879
Il réalise le portrait de Diego Martelli al caminetto (Galerie d’Art Moderne de Florence, Palazzo Pitti). Invité par Degas, il participe à la quatrième “collective” des Impressionnistes, en présentant Violettes d’hiver.

1880
Il participe à la cinquième exposition des Impressionnistes, en envoyant, entre autre, Madre e figlia, épreuve réussie d’une sensibilité moderne, largement à la hauteur des idées révolutionnaires de la Nouvelle Peinture grâce aussi à sa construction très audacieuse. Ses oeuvres sont appréciées par le critique d’art français J.K. Huysmans. Zandò réside en Place d’Anvers, dont le petit parc sert d’arrière plan au célèbre tableau, Place d’Anvers justement, aujourd’hui conservé à Plaisance (Galerie Ricci Oddi). L’oeuvre va être présentée l’année suivante à la sixième Exposition des Impressionnistes.

1883
Il déménage au 7 rue Tourlaque, non loin de l’atelier de Toulouse Lautrec. À la même adresse résident le critique d’art François Gauzi et Susanne Valadon, la mère de Utrillo, qui lui servira de modèle.

1884
Il utilise de plus en plus souvent la technique du pastel, à la recherche d’effets plus flous et plus vagues par rapport à ceux qu’il peut obtenir avec la peinture à l’huile.

1886
En octobre il séjourne dans la vallée de la Chevreuse, à une cinquantaine de chilomètres de Paris, en compagnie du peintre impressioniste Armand Guillaumin, où il se consacre à la peinture en plein air.

1888
Au mois de juillet Paul Durand-Ruel acquiert son premier tableau de Zandomeneghi, un Buste de femme. Il s’agit d’un sujet qui est tout sauf inhabituel dans la production de l’artiste, capable comme personne d’autre d’immortaliser les delicates inquiètudes, les langoureux désirs des nombreuses femmes et jeunes filles qui peuplent ses tableaux.

1893
La Galerie Durand-Ruel organise la première exposition “Zandomeneghi”.

1894
Récruté désormais d’une manière régulière par Durand-Ruel, Zandò accède à l’officialité du marché français.

1895
Avec sa soeur Tonina il passe l’été à Gif, dans la vallée de la Chevreuse, où il se rendra régulièrement pour le vacances.

1898
Deuxième exposition “Zandomeneghi” chez Durand-Ruel.

1903
Troisième exposition “Zandomeneghi”.

1906
Il envoie deux oeuvres, mais sans succès, à l’Exposition Internationale de Milan.

1908
La Galerie Rosenberg propose une exposition individuelle consacrée à l’artiste. Le critique d’art Vittorio Pica entre en contact épistolaire avec lui.

1909
Commence la correspondance avec Ugo Ojetti.

1914
Vittorio Pica, avec Angelo Sommaruga, organise une exposition Zandomeneghi à la Biennale de Venise. Contrairement aux espoirs de l’artiste, ce “retour dans la Patrie” n’est pas du tout triomphal.
Le peintre se consacre de plus en plus aux natures mortes, donnant vie à une production qui, dans certains cas, pourrait se définir “précubiste”.

1917
Le 30 septembre Degas meurt d’un anévrisme cérébral.
Zandomeneghi réalise sa dernière oeuvre connue, Hommage à Toulouse Lautrec, témoignage extrême de sobriété et de synthèse en phase avec les temps nouveaux.
Le 31 décembre l’artiste est retrouvé mort au pied de son lit.

1880
J.K. Huysmans, L’exposition des Indépendants en 1880, in « L’Art Moderne », pp. 119-120
D. Martelli, Gli Impressionisti, testo della conferenza tenuta al Circolo Filologico di Livorno, (in A. Boschetto a cura di, Scritti d’arte di Diego Martelli, Sansoni, Firenze, 1952, pp. 98-110)

1881
J.K. Huysmans, L’exposition des Indépendants en 1881, in « L’Art Moderne »

1914
U. Ojetti, Undicesima Biennale di Venezia. Gli Italiani, in « Corriere della Sera », a. XXXIX, n. 161, 13 giugno
V. Pica, Artisti contemporanei: Federico Zandomeneghi, in « Emporium », vol. XL, n. 235, luglio
E. Thovez, Un Impressionista: Zandomeneghi, in « La Stampa », a. XLVIII, n. 112, 23 aprile

1922
Mostra Zandomeneghi alla Galleria Pesaro, in « Emporium », vol. LV, n. 327, marzo

1928
E. Somaré, Federico Zandomeneghi, in Storia dei pittori italiani dell’Ottocento, vol. I, Edizioni d’Arte Moderna

1929
R. Giolli, Il ritorno di Zandomeneghi, in « Poligono », a. III, nn. 1-2, gennaio-febbraio
G.E. Mottini, Luci e colori dell’800. Federico Zandomeneghi, in « Lidel », a. XI. n. 4, 15 aprile
E. Persico, Zandomeneghi, in « Poligono », marzo
E. Persico, Federico Zandomeneghi, in « L’Indice », a. I, n. 5, 20 marzo

1930
D. Bonardi, La rivendicazione di un maestro: il pensoso Ottocento di Zandomeneghi, in « La Sera », a. 38, n. 302, 20 dicembre
E. Piceni, Zandomeneghi alla Galleria Pesaro, in « Giovedì », a. I, n. 31, 11 dicembre
E. Piceni, Il ritorno di un grande pittore italiano, in « Illustrazione Fascista », a. III , n. 31, 21 dicembre
M. Sironi, La mostra Zandomeneghi, in « Il popolo d’Italia », a. XVII, n. 304, 23 dicembre

1931
A. Carpi, Zandomeneghi, in « Rassegna dell’Istruzione Artistica », dicembre
E. Persico-R. Giolli Discussioni: Federico Zandomeneghi contro l’Ottocento, in « Poligono », gennaio

1932
L. de Selly, Un pittore dell’Ottocento. Zandomeneghi, in « La Gazzetta del Mezzogiorno », a. XI, n. 94, 4 aprile
U. Ojetti, Zandomeneghi, in « Corriere della Sera », 12 marzo
C. E. Oppo, Zandomeneghi uomo e artista, in « La Tribuna », a. 51, n. 99, 27 aprile
E. Piceni, Zandomeneghi, Arnoldo Mondadori, Milano
E. Somaré, Zandomeneghi (1841-1917), in « L’Esame », a. V, n. 3 , aprile

1934
A. Toniolo, Un pittore veneziano dell’Ottocento. Federico Zandomeneghi, in « Il Gazzettino Illustrato », 19 agosto
E. Somaré, Zandomeneghi, Istituto Italiano d’Arti Grafiche, Bergamo

1938
R. Giolli, Lettere inedite di un italiano vissuto a Parigi, in « L’Illustrazione Italiana », 17 luglio

1952
E. Piceni, Zandomeneghi, in « La Biennale di Venezia », a. III, n. 8, aprile, Venezia
Picus, Gregario? No, in « Candido », a. VIII, n. 30, 7 luglio
E. Piceni, Federico Zandomeneghi, in « Gazzetta di Bergamo », a. III, n. 8, agosto
S. Branzi, Zandò sulla nuova via, in « La Fiera Letteraria », 14 settembre
M. De Micheli, Il garibaldino Zandomeneghi e il parigino Zandò, in « Realismo », n. 3, settembre
E. Piceni, Zandomeneghi, Mondadori, Milano

1959
G. Perocco, Zandomeneghi, Cassa di Risparmio di Padova e Rovigo, Istituto Nazionale d’Arti Grafiche, Bergamo

1960
M. Cinotti, Zandomeneghi, Bramante, Milano

1961
L. Budigna, Rivalutazione definitiva della pittura di Zandomeneghi, in « Settimana Incom Illustrata », 11 giugno

1964
M. Cinotti, Zandomeneghi, ein Italiener im Paris der Impressionisten, in « Epoca », ed. tedesca, n. 2, febbraio, Monaco di Baviera

1967
L. Bocchi, Una grande retrospettiva del pittore veneziano, in « Corriere della Sera », a. 92, n. 125, 28 maggio
M. Borgiotti, Incantesimi dell’Ottocento pittorico italiano, Milano
R. Joos, Parigi non ha dimenticato il veneziano Zandomeneghi, in « Il Gazzettino », a. 81, n. 145, 21 giugno
G. Mascherpa, La dolce grazia di Zandomeneghi, in « L’Italia », a. LXI, n. 159, 7 luglio
M. Valsecchi, Il parigino Zandò, in « Tempo », a. XXIX, n. 40, 3 ottobre
G. Perocco, La pittura veneta dell’Ottocento, Milano
E. Piceni, Zandomeneghi, Bramante, Milano

1968
R. Carrieri, Un veneziano a Parigi: Zandomeneghi diventa Zandò, in « Epoca », a. XIX, n. 938, 15 settembre

1977
R. Bossaglia, Quel pennello tra Tiziano e Degas, in « Corriere della Sera », a. 102, n. 276
A. Sala, Zandò sessant’anni dopo, in « Il Giorno », a. XXII, n. 274, 3 dicembre

1978
R. De Grada, Zandomeneghi Internazionale, in « Giorni », a. VIII, n. 2, 11 gennaio

1979
E. Piceni, Zandomeneghi. L’uomo e l’opera, Bramante, Busto Arsizio

1981
E. Piceni, Il veneziano che anticipò Toulouse Lautrec, in « Casaviva », n. 42, agosto

1983
E. Piceni-M. Cinotti, in La donazione Arnoldo Mondadori, Palazzo Te, Mantova

1984
R. De Grada, Un veneziano amico di Degas, in « Corriere della Sera », a. 109, n. 255, 31 ottobre

1988
G.L. Marini, Zandò definitivamente impressionista, in « Giornale dell’Arte », a. VI, n. 55, aprile

1989
F. Dini, Zandomeneghi, la vita e le opere, Edizioni Il Torchio, Firenze

E. Piceni, Zandomeneghi, Milano

1991
G. Matteucci, Montmartre: universo impressionista di Zandò, in « 800 italiano », a. I, n. 4, dicembre
E. Piceni, Zandomeneghi (ristampa a cura di R. Capitani e M.G. Piceni), Bramante, Busto Arsizio

1998-1999
F. Dini, Zandomeneghi “peintre” dell’avanguardia impressionista, in catalogo della mostra (Livorno, 1998-1999), pp. 76-88
G. Matteucci, “Intender non la può chi non la prova…”, in catalogo della mostra (Livorno, 1998-1999), pp. 9-28

2001
S. Bietoletti, Gli anni parigini di Zandomeneghi, in catalogo della mostra (Trento, 2001), pp. 55-63
G. Belli, Impressionisti? No grazie!, in catalogo della mostra (Trento, 2001), pp. 11-15

2003
F. Castellani, “Italiens de Paris”? , in catalogo della mostra (Ferrara, 2003), pp. 69-94
M. Ferretti Bocquillon, De Nittis, Boldini e Zandomeneghi (1867-1917), in catalogo della mostra (Ferrara, 2003), pp. 113-144

2004
F. Dini, Il mondo di Zandomeneghi, in catalogo della mostra (Castiglioncello, 2004), pp. 9-46

2004-2005
F. Castellani, Un veneziano a Parigi, in catalogo della mostra (Roma-Milano, 2004-2005), pp. 11-18
N. Colombo, Paul Durand-Ruel, moderno mercante della “Nouvelle Peinture”, in catalogo della mostra (Roma-Milano, 2004-2005), pp. 19-26

2005
R. De Grada, Federico Zandomenghi, Un passo avanti oltre la cultura dell’impressionismo, in catalogo della mostra ( Roma, 2005-2006), pp. 15-17

2006
Fondazione Piceni (a cura di), consulenza di Roberto Capitani, Federico Zandomeneghi. Catalogo generale, Scheiwiller, Milano

2007
T. Sparagni, Federico Zandomeneghi e il suo mondo: percorso, temi e relazioni, in catalogo della mostra (Barletta, 2007)
F. Castellani, L’aristocratico e il moschettiere. Renoir e Zandomeneghi, in catalogo della mostra (Barletta, 2001)

2015
S. Madeddu, De Venise à Milan: le retour de Zandomeneghi en Italie. Des années de jeunesse à la redécouverte posthune, Tesi di Dottorato, relatore Prof. Berthélémy Jobert, Université Sorbonne-Paris IV, Parigi, 28 novembre

2016
F. Dini, Per il centenario di Zandomeneghi, in catalogo della mostra (Padova, 2016-2017), pp. 12-35
F. Mazzocca, La fortuna critica di Zandomeneghi dal dibattito sul realismo alla consacrazione degli impressionisti, in catalogo della mostra (Padova, 2016-2017), pp. 37-45

1871
Milano, Esposizione delle Opere di Belle Arti nelle Gallerie del Palazzo Nazionale di Brera
Firenze, Esposizione Solenne della Società d’Incoraggiamento delle Belle Arti

1873
Vienna, Esposizione Universale di Vienna

1879
Parigi, Avenue de l’Opéra, 4me Exposition de Peinture par M. Bracquemond, M. Caillebotte, M. Cals, Mlle Cassat, M.M.Degas, Forain, Lebourg, Monet, Pissarro, Feu Piette, Rouart, H. Somm, Tillot et Zandomeneghi, 10 aprile-10 maggio

1880
Parigi, 10 Place des Pyramides, 5me Exposition de Peinture par Mme M. Bracquemond, M. Bracquemond, Mlle Cassat, M. Degas, M.M. Forain, Gauguin, Guillaumin, M.M. Lebourg, Levert, Mme Berthe Morisot, M.M. Pissarro, Raffaëlli, Rouart, Tillot, Eug. Vidal, Vignon, Zandomeneghi, 1 aprile-30 aprile

1881
Parigi, Boulevard des Capucines, 6me Exposition de Peinture par Mlle Cassat, M.M. Degas, Forain, M.M. Gauguin, Guillaumin, Mme Berthe Morisot, M.M.Pissarro, Raffaëlli, Rouart, Tillot, Eug.Vidal, Vignon, Zandomeneghi, 20 aprile-30 maggio

1886
Parigi, 1, rue Laffitte, 8me Exposition de Peinture par Mme Bracquemond, Mlle Cassat, M.M. Degas, Forain, Gauguin, M. Guillaumin, Mme Berthe Morisot, M.M. C. Pissarro, Lucien Pissarro, Odilon Redon, Rouart, Schuffnecker, Seurat, Signac, Vignsn, Zandomeneghi, 15 maggio-15 giugno

1893
Parigi, Galerie Durand-Ruel, Exposition des Tableaux, Pastels, Dessins de Federico Zandomeneghi, prefazione di A. Alexandre, 3-20 maggio

1897
Exposition des Tableaux, Pastels, Dessins de Federico Zandomeneghi, seconda personale del pittore, Galerie Durand-Ruel, Parigi, febbraio-marzo

1903
Parigi, Galerie Durand-Ruel, Exposition des Tableaux, Pastels, Dessins de Federico Zandomeneghi, Parigi, novembre

1908
Parigi, Galerie Rosenberg, Federico Zandomeneghi, ottobre

1914
Venezia, XI Biennale, Mostra individuale di Federico Zandomeneghi, a cura di V.Pica

1922
Milano, Galleria Pesaro, Mostra postuma di Federico Zandomeneghi, a cura di V. Pica, febbraio

1930
Milano, Galleria Pesaro, Esposizione di E. Cosomati, A. Feltrinelli, F. Zandomeneghi e dello scultore M. Amman, a cura di G.Nicodemi-R.Calzini, dicembre

1952
Venezia, XXVI Biennale, Federico Zandomeneghi, a cura di E. Piceni e F. Wittgens, 14 giugno-19 ottobre

1967
Parigi, Galerie Duran-Ruel, Zandomeneghi, a cura di E. Piceni, 24 maggio-28 luglio

1977
Milano, Galleria Sacerdoti, Federico Zandomeneghi, presentazione di E. Piceni

1984
New York, Stair Sainty Matthiesen, Three Italians Friends of the Impressionists. Boldini, De Nittis, Zandomeneghi, a cura di G. Matteucci-E. Steingräber, 14 marzo-20 aprile

1986
Montecatini Terme-Torino, Azienda Autonoma di Cura e Soggiorno-Mole Antonelliana, Dal Caffè Michelangelo al Caffè Nouvelle Athènes. I Macchiaiioli tra Firenze e Parigi, a cura di P.Dini, 23 agosto-5 ottobre, 25 ottobre-30 novembre

1988
Venezia-Milano, Ca’ Pesaro-Palazzo Reale, Zandomeneghi. Un veneziano a Parigi, a cura di R. De Grada-G.Mazzariol-G.Pavanello-G.Romanelli-M.G.Piceni, 14 maggio-21 agosto, 13 settembre-30 ottobre
Montecatini Terme, Azienda Autonoma di Cura e Soggiorno, La donna e la moda nella pittura italiana del secondo ‘800 nelle collezioni private, a cura di P.Dini, 30 luglio-30 settembre.

1991
Cortina d’Ampezzo, Museo d’Arte Moderna Mario Rimoldi, Zandomeneghi e Spadini nella collezione Arnoldo Mondadori, a cura di G. Matteucci, 11 agosto-10 settembre.

1998-1999
Livorno, Villa Mimbelli, Museo Civico “Giovanni Fattori”, Aria di Parigi nella pittura italiana del secondo Ottocento, a cura di G.Matteucci, 4 dicembre-5 aprile.

2000-2001
Roma- Parigi, Galleria Nazionale d’Arte Moderna- Museo d’Orsay, Italie, 1880-1910. Arte alla prova della modernità, a cura di Pingeot e G. Piantoni, 22 dicembre 2000-11 marzo 2001, 9 aprile-15 luglio 2001.

2001
Trento, Palazzo delle Albere, Boldini, De Nittis, Zandomeneghi. Mondanità e costume nella Parigi fin de siècde, a cura di G.Belli, 12 aprile-29 luglio.

2003
Ferrara, Palazzo dei Diamanti, Degas e gli italiani di Parigi, a cura di A. Dumas, 14 settembre-16 novembre

2004
Castiglioncello, Centro per l’arte Diego Martelli, Castello Pasquini, Dai Macchiaioli agli Impressionisti. Il mondo di Zandomeneghi, a cura di F. Dini, 17 luglio-31 ottobre.
Milano, Fondazione Mazzotta, Federico Zandomeneghi. Impressionista veneziano, a cura di E. Sacerdoti e T. Sparagni, 20 febbraio-20 giugno.

2005-2006
Roma, Chiostro del Bramante, Federico Zandomeneghi. Un veneziano tra gli impressionisti, a cura di R. Miracco e T. Sparagni, 5 novembre-5 marzo.

2007
Barletta, Palazzo della Marra, Pinacoteca G.De Nittis, Zandomeneghi, De Nittis, Renoir. I pittori della felicità, a cura di T. Sparagni-E.Angiuli, 31 marzo-15 luglio.

2016-2017
Padova, Palazzo Zabarella, L’impressionismo di Zandomeneghi, a cura di F.Dini-Fernando Mazzocca, 1 ottobre-29 gennaio.